Grèce, au sténopé
· 1996 – 2003Voyages sténopéïques
On sait que, pour former une image sur la paroi postérieure d'une chambre noire, l'objectif n'est pas essentiel : il peut être remplacé par un petit trou, ou « sténopé ». Le sténopé m'intéresse autant par l'espace qu'il ouvre à l'infini que par le temps — un temps de pose très long qui élimine tout ce qui bouge pour ne conserver que la pérennité des choses. C'est un outil « pauvre », de pure contemplation (la pose), au contraire de l'appareil photo, outil de captation, de prédation, de consommation (l'instantané).
« La Grèce de Dominique Roux n'est pas une région physique, ni un paysage, ni une contingence. C'est un espace intime ; un itinéraire qui touche les lieux topiques de l'esprit ; un prétexte pour organiser en images sa propre mythographie — une invitation à accueillir la photographie dans sa dimension de simulacre, pour introduire sciemment une distance entre le moi et le monde. Une terre où poser le regard. » — Laura Manione
Technique · Tirages noir et blanc colorisés
